Jacques Godbout

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J’ai côtoyé Guy L. Coté pendant une trentaine d’années. Il était un cinéaste étonnant par son éthique de travail et son esprit de sérieux. En réalité qu’il soit passé à l’âge adulte du monde des sciences à celui du cinéma n’avait pas modifié profondément son comportement. Quand Guy abordait un sujet, il était plus préoccupé de la justesse des informations et du respect du travail humain, que de la dimension esthétique à proprement parler. Il a toujours été plus artisan qu’artiste.

Guy était un excellent camarade de travail, j’ai eu le plaisir de rédiger des commentaires pour ses documentaires à mes tout débuts à l’ONF. Par la suite, quand j’ai été nommé directeur de la « Production française » j’ai pu m’assurer de sa collaboration efficace comme producteur responsable. Chaque fois que l’on créait des comités de travail pour étudier un sujet, ou proposer de nouvelles structures d’organisation, Guy L. se portait volontaire.

Toutes ces années, archiviste dans l’âme, Guy accumulait des documents et des films qui permirent éventuellement la création de la Cinémathèque québécoise. Les discussions et ententes pour le transfert de sa collection privée au domaine public furent pour lui une dure épreuve, on ne se prive pas facilement de ce que l’on collectionne avec ferveur, mais ultimement son apport a été apprécié à sa juste mesure.

À l’ONF-NFB des amitiés entre cinéastes des deux langues étaient rares, mais Guy L. Coté, se définissant d’abord comme Canadien français, a su souvent faire le pont culturel et assurer une collaboration enrichissante entre les réalisateurs des deux divisions de la Production. On a de la difficulté à imaginer l’ONF-NFB sans l’apport original de Guy L. Coté.

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» Témoignages » Jacques Godbout
Le 10 septembre 2014
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